QUE FAUT-IL POUR L'AFRIQUE?

Si vous ne pouvez comprendre que des africains se noient toujours

à la recherche du bonheur de l'autre côté, regardez bien sur ces camions:

Ce sont des hommes, non de la marchandise. Ce sont des hommes désespérés, des hommes qui veulent mieux mais à qui on ne propose que pire.

Ce sont des hommes qui préfèrent - et il ont leurs raisons - la mort à la survie perpétuelle sous les tropiques!!!

Ce sont des hommes à qui on promet tout le temps d'une campagne électorale et qui n'ont que l'amertume comme récompense des efforts toujours exigés.

Nos dévanciers et nous, avons réussi à faire de tout un continent, le berceau du désespoir, du non-vivre et de la mort.

C'est pourquoi, nous pouvons tout admettre de travers et voir venir la déchéance comme un espoir, tant que notre égo semble épargné. Semble seulement, comme je le dis.

Sinon, comment peut- on continuer à accepter une souffrance que personne ne mérite? Que dis-je dont le mérite revient aux élites, nos guides éclairés?

Comment comprendre tout le luxe que vivent les dirigeants pendant que les votants croupissent dans les dépotoires? Que les discours de lutte contre la pauvreté sont aussi absurdes que creux? Aussi inadaptés aux misères vécues dont les "patients" d'une époque n'ont pas le droit de parler?

Comment ne pas aller à la lamentation, au suicide quand on décide sans en connaître les conséquences.

Le peulpe dans pour son élite, l'accueille en fanfare. Dépense ses miettes pour lui faire plaisir; en retour elle n'en sait que faire de la cruelle ignorance qui l'asservit.

Nos enfants aussi sont maintenus dans l'ignorance parce que l'école, peu à peu disparaît des ministères de l'Education

C'est cela que personne ne veut  voir.

C'est cela que les intérêts ne peuvent pas percevoir.

Mais c'est cela même le socle de notre agoni, de notre négation.

C'est cela que notre lutte devrait nous permettre d'aborder.

Nous tromper d'adversaire serait notre fin, car nous embourberions ainsi nos enfants et les enfants de nos enfants.

En substance, notre devoir est de savoir rester objectifs, là où l'on veut que nous puissions monnayer notre souffrance pour laisser choir tous les coeurs qui ont eu le malheur de nous avoir fait confiance.

Nous n'avons pas besoin de grandes démarches politiques.

Nous avons un grand besoin de pragmatisme d'analyse de la réalité des tuméfactions de notre âme.

Que faut-il, ou du moins que faut-il pour l'Afrique?

Il faut un Africain nouveau. Tu es un Africain nouveau et c'est à toi que revient le devoir de relever l'Afrique gravement balafré par ses enfants.

Paul ADOMBY

    


Article ajouté le 2008-01-19 , consulté 255 fois

Commentaires


Esmel le 05/03/2008 à 18:23:38
Ces images demontrent que nos dirigeants en Afrique vivent dans des mirages.
j'ai mal au coeur.



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